Édito
Pour une fois rêvons...
Marseille, le 18 mars 2012.
Après avoir assisté quasi impuissants, dans nos métiers comme ailleurs, à la désintégration progressive du service public, au mépris de l’Art et des artistes, nous voici donc tous : spectateurs, acteurs, auteurs, musiciens, danseurs, scénographes, techniciens, constructeurs, costumiers, médiateurs, programmateurs… emportés par un nouvel élan.
Après avoir failli désespérer, reprenons nos spectacles, continuons notre travail de création.
C’est là que nous avons su résister et c’est là que nous voulons espérer : au théâtre.
Ensemble, défendons nos biens communs, de sens et de lien.
Que le Gyptis soit et reste un lieu de rencontres et de partages
• Ouvert à tous les publics, des plus voisins aux plus lointains.
• Ouvert à des dizaines de compagnies et des centaines d’artistes, pour que tous les talents s’en emparent et y pratiquent un théâtre d’Art.
• Ouvert dans ce quartier désigné aujourd’hui comme l’un des plus pauvres de France, la Belle de Mai, qui fut le premier à se soulever lors de la Commune de Marseille…
Pour que vivent le public du Gyptis et ses travailleurs, que résistent la Belle de Mai et une France accueillante, dans l’espoir d’une Europe apaisée où fleurisse la création de tous.
Et pour vivre la saison 2012/2013, l’abonnement, c’est maintenant !
Françoise Chatôt et Andonis Vouyoucas

