DE MON HUBLOT UTÉRIN
JE TE SALUE HUMANITÉ ET TE DIS BLABLABLA

de Mustapha Benfodil
Mise en scène Julie Kretzschmar

THÉÂTRE DANSE

8, 9 et 10 DÉCEMBRE 2011

durée 1H30

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8
19H15

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9
20H30

s
10
20H30



Retour à la saison


graphisme © Jérémie Contino

Mise en scène et dramaturgie Julie Kretzschmar
Collaboration artistique Sharmila Naudou
Scénographie Claudine Bertomeu
Son Nicolas Gerber
Lumières Camille Mauplot
Construction du décor Audrey Ruzafa

Avec
Samir El Hakim, Thomas Gonzalez,
Lucas Manganelli
(danseur), Elisabeth Moreau, Najib Oudghiri

Production Compagnie L’Orpheline est une épine dans le pied (Marseille)
Coproductions Théâtre des Salins - scène nationale de Martigues,
Système Friche
Théâtre (Marseille), Espaceculture_Marseille,
Les Bancs Publics - lieu d’expérimentations culturelles
(Marseille)

Avec le soutien
du service de coopération de l’action culturelle de l’ambassade
de France en Algérie
,
du conseil régional PACA
du conseil général des Bouches-du-Rhône
- centre départemental de créations en résidence
, de la ville de Marseille,
 du centre culturel français d’Alger

Une fiction poétique centrée sur la figure des harragas, ces candidats à l’exil qui vont chercher ailleurs ce qu’ils ne peuvent trouver en Algérie.

Depuis le début des années 2000, ceux qui prennent la décision de partir clandestinement, embarquent sur des radeaux de fortune en Méditerranée, au péril de leur vie ; des noyades multiples et anonymes, aucun chiffre officiel n’existe malgré l’ampleur d’un phénomène qualifié de « tragédie nationale » par l’état algérien.
« Mieux vaut mourir mangé par les poissons que rongé par les vers » est un leitmotiv de la jeunesse algérienne, dont une partie n’imagine plus son salut ailleurs que dans l’exil…

Le harrag, figure ulysséenne du texte [de la mer – élément physique à la mer « amniotique »]
De mon hublot… n’est pas du théâtre social, ni un texte documentaire sur la « condition clandestine ». Pour moi, ce texte raconte avant tout la relation d’une mère et son fils.
C’est donc un texte qui explore la « condition harraga » à partir du point de vue des mères et qui s’appuie sur une expérience physique forte : une houleuse traversée que j’ai faite sur l’un des itinéraires les plus empruntés par les harragas algériens : l’axe Annaba - La Sardaigne.

Mustapha Benfodil


Portée par une langue qui manie habilement la trivialité, par une tension qui arme la chair des acteurs tout en donnant la parole à ces harragas, témoins ordinaires d’une époque qui s’enfonce dans le dégoût de l’étranger, j’ai choisi de mettre en scène cette histoire comme une composition musicale à plusieurs voix, plusieurs dictions, accents…

Julie Kretzschmar


Une écriture contemporaine algérienne
Journaliste connu pour ses positions citoyennes engagées, auteur et dramaturge en langue française, Mustapha Benfodil vit à Alger. C’est au sein de cette langue française, « le butin de guerre » cher à Kateb Yacine, qu’il creuse une écriture, nerveuse et frénétique. Une écriture qu’il se plaît à nommer pop’littérature.

EXTRAITS DE PRESSE
Une œuvre de chair et d’âme, sur l’intemporelle et universelle douleur de la mère, sur son amour imprescriptible, admirablement mise en jeu sur le plateau.
Joanna Selvidès, Ventilo mars 2011

Le texte de Mustafa Benfodil est par moments d’une grande beauté. Il raconte comme on assemble une mosaïque le destin tragique d’un enfant d’Algérie et d’une femme qui n’a que sa maternité comme raison de vivre.
Agnès Freschel, Zibeline n° 39


Visuel / Photo(s)

photos © C. Bertomeu et © Audrey Ruzafa

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